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Ravalement de façade en brique réalisé par AP Global Services
Hauts-de-France

Travaux de couverture et de rénovation dans les Hauts-de-France

Lille, Amiens, Roubaix, Dunkerque, Valenciennes. Une région de bâti ancien en brique, très exposée à la pluie, où l'étanchéité de l'enveloppe prime sur tout le reste.

En bref

Les Hauts-de-France se distinguent moins par la quantité de pluie que par sa fréquence : une façade y sèche rarement. Le bâti ancien en brique impose un rejointoiement au mortier de chaux et interdit tout nettoyage abrasif, sous peine d'accélérer sa dégradation.

  • Lille, Amiens, Roubaix, Tourcoing, Dunkerque, Valenciennes et cinq départements
  • Pluie battante et vent d’ouest : fixation mécanique et écran de sous-toiture systématiques
  • Joint plus tendre que la brique : mortier de chaux, jamais de ciment
  • Démoussage courant tous les cinq ans, sur tous les versants et pas seulement au nord

Pourquoi l’eau est le sujet principal dans les Hauts-de-France

Ce n’est pas la quantité d’eau qui distingue cette région, c’est sa fréquence : environ 130 jours de pluie par an, souvent faiblement, presque toujours accompagnés de vent, avec des rafales dépassant 100 km/h plusieurs fois par hiver sur la frange littorale. Une façade ou une toiture n’y sèche jamais complètement pendant une grande partie de l’année, ce qui change les priorités techniques.

La pluie battante plaque l’eau sur la façade et la pousse sous les recouvrements de couverture. Les fixations mécaniques de tuiles, les rives à joint sec et les écrans de sous-toiture y sont beaucoup plus systématiques qu’ailleurs.

L’humidité permanente favorise mousses et lichens sur tous les versants, pas seulement au nord. Le démoussage y devient un entretien courant plutôt qu’une opération exceptionnelle, et l’hydrofuge de surface y produit un effet particulièrement net.

Le vent de secteur ouest, régulier et parfois violent en bordure littorale, impose de vérifier les zones d’exposition définies par les DTU avant de choisir le nombre de tuiles à fixer. Une couverture correctement posée à Beauvais peut être sous-fixée à Dunkerque.

Le bâti en brique et ses réflexes propres

La brique domine le paysage bâti de la région, du coron ouvrier à la maison de maître flamande. C’est un matériau de qualité, mais il obéit à des règles précises que beaucoup de chantiers ignorent.

Le joint doit être plus tendre que la brique. Un rejointoiement au mortier de ciment est plus dur et plus étanche que la brique elle-même : l’humidité, ne pouvant plus s’évacuer par le joint, migre dans la brique et la fait éclater au gel. Le rejointoiement se fait au mortier de chaux, avec un dosage adapté à la porosité de la brique existante, sur une profondeur de 15 à 20 mm.

La brique ne se sable pas. Un décapage abrasif ou une haute pression retire la croûte de surface, la partie la plus dense et la plus protectrice, et laisse un matériau ouvert qui se dégradera bien plus vite. Le nettoyage se fait à basse pression, avec un produit adapté et beaucoup de patience.

L’isolation par l’extérieur pose une question esthétique. Recouvrir une façade en brique appareillée d’un enduit isolant supprime l’identité du bâtiment, ce que plusieurs communes refusent en secteur protégé. L’isolation par l’intérieur, avec traitement soigné des ponts thermiques de plancher, est alors la seule voie.

Nous intervenons à Lille, Amiens, Roubaix, Tourcoing, Dunkerque, Valenciennes et dans l’ensemble des 5 départements de la région. La fréquence de nos rotations dépend du secteur : hebdomadaire sur l’axe Lille-Valenciennes, toutes les 2 à 3 semaines sur la Somme et l’Aisne. Cependant, un chantier de plus de 3 semaines justifie un déplacement dédié, quel que soit le département.

Façade en brique rénovée dans les Hauts-de-France
La brique demande un mortier qui laisse respirer le mur, sous peine d’éclats.
Ce qu’il faut retenir

Pourquoi la brique demande-t-elle un traitement particulier ?

Parce qu’elle doit pouvoir évacuer l’humidité qu’elle absorbe, et que la plupart des dégradations viennent d’un traitement qui l’en empêche. Tout dépend du couple joint-brique. Deux erreurs dominent en revanche dans les Hauts-de-France. Le rejointoiement au mortier de ciment d’abord : plus dur et plus étanche que la brique elle-même, il oblige l’humidité à migrer dans le matériau, qui éclate au gel. Le joint doit rester plus tendre que la brique, ce qui impose un mortier de chaux dosé selon la porosité existante. Le nettoyage abrasif ensuite, sablage ou haute pression, qui retire la croûte de surface, partie la plus dense et la plus protectrice, et laisse un matériau ouvert qui se dégradera bien plus vite. Ces limites s’ajoutent toutefois à une pluviométrie qui ne laisse jamais la façade sécher complètement : c’est aussi pourquoi le démoussage y est un entretien courant plutôt qu’une opération exceptionnelle.

Bon à savoir

Questions sur nos interventions dans les Hauts-de-France

Parce que le joint doit rester plus tendre et plus perméable que la brique. Un joint ciment, plus dur et plus étanche, empêche l'humidité de s'évacuer : elle migre alors dans la brique, qui éclate au gel. Le rejointoiement se fait au mortier de chaux.

Oui. L'humidité quasi permanente favorise mousses et lichens sur tous les versants, et pas seulement au nord comme ailleurs. Un intervalle de cinq ans y est courant, et l'application d'un hydrofuge de surface y produit un effet particulièrement net.

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